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Médias 2008

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"La langue est un instrument de pouvoir" (lien pdf)  
La Liberté, 18 novembre 2008

Quelques questions posées à M. Alexandre Duchêne, professeur de sociologie du langage et directeur du tout nouvel Institut de plurilinguisme à Fribourg.

"Le suisse-allemand, c'est la langue du coeur" (lien pdf)
24 Heures, 14 novembre 2008

Deux jeunes Alémaniques dispensent des cours de dialecte personnalisés dans la région lausannoise. Une méthode axée sur l'utilisation des médias.

Stage linguistique chez Coop: "J'ai fait le premier pas"
Journal Coopération, 11 novembre 2008

Coop propose aux meilleurs de ses gestionnaires de commerce de détail d’apprendre une autre langue nationale. Fabrice Mudry, de Val-d’Illiez,a saisi cette occasion. Visite à Berne.

Un séjour linguistique,c’est apprendre une autre langue, mais c’est surtout une expérience humaine», lance Fabrice Mudry, 21 ans. Depuis un an, ce Valaisan de Val-d’Illiez travaille comme gestionnaire de commerce de détail au point de vente Coop de Bolligen, près de Berne.

A la fin de son apprentissage à Collombey (VS),le jeune homme a voulu donner une nouvelle orientation à sa carrière.Il aurait pu opter pour la maturité fédérale, mais il a décidé de franchir la barrière de röstis. Les réactions de son entourage étaient mitigées: «On me disait: ben dis, t’es courageux! Ce n’est pourtant
pas le bout du monde! J’ai trouvé les gens ici ouverts. Plusieurs collègues ont fait le chemin inverse; ils savent ce que c’est. Au début, c’était à moi de faire le premier pas, demander par exemple s’ils voulaient prendre la pause avec moi», raconte-t-il. Ses collègues se sont montrés très aimables, l’aidant à se dépatouiller dans une ville qui lui était étrangère. «Moi, je ne me suis jamais senti étranger. Mais c’est vrai que, parfois, avec le suisse allemand, on est pénalisé. Je le comprends à 80%. Depuis trois mois, mes collègues me parlent en dialecte et je leur réponds en bon allemand», explique ce féru de politique et d’économie. Il lit d’ailleurs Bilan en allemand, Harry Potter aussi.

Bien sûr, il y a des différences culturelles: «A Collombey, ça nous arrivait de boire un verre le vendredi,
pour marquer la fin de la semaine. Ici, rien de tel. Mes collègues séparent le travail du privé.» Fabrice Mudry découvre la région à pied ou à vélo, avec ses amis du cours de langue: «Il y a une Russe, un Chinois, un Espagnol... Le but est de ne pas parler dans sa langue maternelle.» De temps en temps, ses deux soeurs ou ses amis valaisans viennent lui rendre visite le weekend. «Il fait bon vivre à Berne. Il y a beaucoup de cinémas, des discos sympas et c’est bien centré: on est tout près de Zurich ou Bâle.» Et à une heure et demie du Valais, où il retourne régulièrement.

Loin du cocon familial, le jeune homme a appris à se faire à manger: «J’aime biencuisiner. Aujourd’hui, on a les moyens de se faire de bonnes choses très simplement.» En avril, il s’envolera à San Diego, en Californie, suivre une école de langues pendant un semestre. «Le climat là-bas est agréable, on n’est pas très loin de Los Angeles et de Las Vegas, et il y a de très belles plages.» Ce qu’il fera à son retour? A 21 ans, il ne tire pas de plans sur la comète. «Si on m’avait dit il y a deux ans que je serais ici, je ne l’aurais pas cru!»

Stage linguistique: assurer la relève
Coop cherche à multiplier les séjours linguistiques de 9 à 12 mois en soutenant ceux qui, comme Fabrice Mudry, ont passé leur certificat d’apprentissage et souhaitent élargir leur horizon. Le saut dans une autre langue est décisif pour grimper les échelons de la hiérarchie de Coop. L’entreprise tient en effet à ce que les postes de cadres reviennent à des gens qui ont été formés chez Coop. A ce jour, près des trois quarts des positions de cadres sont renouvelées à l’interne. Lors de ces stages linguistiques, Coop aiguille les jeunes pour trouver un logement et finance leur cours de langue. En contrepartie, le collaborateur s’engage à prendre «toutes les dispositions utiles» pour réussir ce stage, comme le mentionne la convention qu’il signe. Coop lui garantit une place de travail à la fin du séjour.


La Langue locale comme critère d'intégration?
Le Temps, 8 octobre 2008 (lien pdf)

"La Suisse sera multilingue ou elle ne sera pas." Cette idée ne passe pas seulement par l'enseignement des langues étrangères et de la langue locale à des immigrés non qualifiés, mais aussi et surtout par l'application du critère de la maîtrise de la langue locale aux migrants d'élite.

Comprendre la langue du voisin
Le Temps, 3 octobre 2008 (lien pdf)

Avec un minimum d'effort, on peut développer sa compréhension des langues apparentées à la sienne. Pour sauver le plurilinguisme européen, il faut retrouver cet ancien savoir-faire plaise un livre.

Bienne : y aura-t-il encore un Romand à l'Exécutif de la ville ?
RSR, Forum, 23 septembre 2008

L'exécutif biennois peut-il se passer de Romands? C'est l'enjeu principal des élections municipales qui sont organisées ce week-end à Bienne. En effet, le siège du socialiste Pierre-Yves Moeschler vacille. Faut-il introduire des quotas pour assurer l'équilibre ? Débat entre Pierre-Yves Moeschler, actuel directeur de la formation, de la prévoyance sociale et de la culture et unique romand, François Contini, conseil municipal, Andreas Suter, candidat UDC et Pierre-Yves Grivel, candidat radical.

Hoi! Et après...

Les explications de Laurent Droz, traducteur de l'ouvrage et enseignant d’histoire et d’anglais dans un gymnase lausannois sur les ondes de la RSR mardi 20 mai 2008.

"Hoi ! Et après… manuel de survie en suisse allemand", de Nicole Egger et Sergio J. Lievano, traduit par Laurent Droz, paru aux éditions Bergli Books.

Le bonheur de parler l'allemand
Rien n'est joué! RSR, mercredi 19 mars 2008

Lucie Gerber et Sarah Widmer, élèves d'une section bilingue du Gymnase français de Bienne, semblent entretenir d'excellents rapports avec l'allemand. La preuve, elles sont les lauréates de la deuxième édition de "4+1 übersetzen traduire tradurre translatar" qui s'est tenue à Bienne les 7 et 8 mars derniers.

L'occasion idéale pour évoquer avec elles leur bonheur à parler la langue de Goethe.

L'anglais considéré comme la plus utile des langues étrangères 
Connaissances linguistiques de la population adulte en Suisse
FNS, 3 mars 2008

En matière de connaissances linguistiques, la Suisse occupe le troisième rang au niveau européen. Les personnes vivant en Suisse alémanique et en Suisse italienne maîtrisent en moyenne 2,2 langues étrangères, contre 1,7 pour les habitants de Suisse romande. Quant à l’anglais, il n’a pas pour les Suisses la fonction de "lingua franca" qu’on lui attribue souvent. Tels sont les résultats d’une étude réalisée dans le cadre du Programme national de recherche "Diversité des langues et compétences linguistiques en Suisse" (PNR 56).

Journal du Matin, Langues : les Romands moins bons ?
RSR, mardi 4 mars 2008

Une étude a démontré (cf plus haut) que les Suisses sont parmi les populations les plus polyglottes en Europe. Mais elle montre que les Romands sont moins bons que les Alémaniques en langues étrangères. L’interview de Nicolas Hayek, patron de Swatch Group et les questions des auditeurs à Sylvie Perrinjaquet, Conseillère d'Etat neuchâteloise.

Le meilleur des mondes, Un professeur se révèle
RSR, dimanche 24 février 2008

François Grosjean évoque son parcours de vie, venu nourrir sa carrière. Professeur honoraire de l'Université de Neuchâtel, il raconte comment il a vécu dans quatre cultures.

Après vingt ans d'activités dans notre pays, François Grosjean a dû prendre une retraite anticipée. Dans cet entretien, nous découvrons son parcours professionnel en France, aux Etats-Unis puis en Suisse, et observons comment ses travaux sur le bilinguisme, la langue des signes des sourds, la psycholinguistique, l'aphasie, ont été marqués par son propre parcours de vie.

D'origine française, François Grosjean est rapidement mis en contact avec trois autres cultures, anglaise, américaine et suisse. Après avoir été scolarisé en Suisse et en Angleterre, il se retrouve jeune étudiant à Paris dans une culture qu'il ne connaît plus. Son intérêt pour les domaines du bilinguisme et du biculturalisme, dans lesquels il devient un chercheur de renom, date de cette période.

D'autres étapes marquantes -mai 68, une université expérimentale à Paris, une carrière aux Etats-Unis, la découverte du monde des Sourds et de leur langue, de nouvelles racines en Suisse- jalonnent et marquent durablement sa vie et sa carrière d'enseignant et de chercheur.

Site de François Grosjean