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Médias 2009 (archives)

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"Montreux placée au centre du monde francophone"
24 heures, 16 décembre 2009

Le 13e Sommet de la Francophonie sera organisé du 22 au 24.10.2010 à Montreux.


PNR 56 Diversité des langues et compétences linguistiques en Suisse
16 décembre 2009

Quelles positions les partis adoptent-ils dans les débats politico-linguistiques de la Suisse?

Langue catalane et indépendance
TSR, 13 décembre 19h30

Visionner le reportage.

Claudine Brohy quitte sa place de co-déléguée  
Journal du Jura, 11 décembre 2009

Après trois ans d'activités au Forum du bilinguisme, Claudine Brohy tire sa révérence. Elle avoue être un peu triste de quitter Bienne, une ville modèle en matière de bilinguisme, mais se réjouit de relever d'autrs défis.

Lire l'article


"J'apprends le français en chantant romand"
Tribune de Genève, 9 décembre 2009

Deux universitaires sortent une compil. Pour booster les cours de langues!
Lire l'article


"Nos universités speakent anglais"
La Liberté, 8 décembre 2009

Université et plurilinguisme: Après les sciences "dures", même les sciences humaines s'y mettent: pour obtenir un financement du Fonds national de la recherche scientifique (FNS), les chercheurs suisses en psychologie ou en économie doivent obligatoirement soumettre leurs demandes en anglais et de plus en plus de facultés proposent des filières 100% en anglais. Selon Denis Billote, secrétaire de la Conférence universitaire de Suisse orientale, en bachelor, l'enseignement se fait dans la langue locale mais en master, on a tendance à donner un certain nombre d'enseignement en anglais. Exemples de plurilinguisme dans les universités suisses.

Lire l'article.


"Bilinguisme grâce aux étrangers"
L'Hebdo, 3 décembre 2009

Une association d'étrangers francophones (notamment Maghrébins et Vietnamiens) tente d'instaurer l'enseignement bilingue en ville de Berne. L'objectif est pour eux de favoriser l'intégration, en apprenant l'allemand, tout en gardant le français actif. Dès lors, à travers deux élus au Conseil communal, ils ont fait passer une motion préconisant de multiplier les échanges d'élèves et d'enseignants entre une école francophone et les écoles germanophones qui l'entourent. Pour le moment, une classe bilingue existe au lycée de Kirchenfeld. Malgré l'acceptation de la motion, le projet est bloqué car les commissions scolaires restent libres d'instaurer des classes bilingues.

Lire l'article.


"Les dialectes régionaux ont la peau dure"
La Liberté, 25 novembre 2009

Les locuteurs romanches sont profondément liés à leur dialecte, mais nourrissent un certain scepticisme par rapport au romanche standardisé, le «rumantsch grischun». Ils se distinguent par un multilinguisme supérieur à la moyenne et la flexibilité de leur comportement linguistique. Telles sont les conclusions d'une étude menée dans le cadre du Programme national de recherche «Diversité des langues et compétences linguistiques en Suisse» (PNR 56).

Lire le communiqué de presse officiel.



"Postes clés dans l'administration fédérale interdits aux Romands"
L'Hebdo, 19 novembre 2009

Hans-Rudolf Merz et Ueli Maurer se moquent des Latins. Les Romands sont sous-représentés dans l'entourage des conseillers fédéraux. Pire: deux départements ne travaillent qu'en allemand.

Lire l'éditorial et l'article en pdf.


"Djâsans l'patois dains les écôles"
Le Quotidien jurassien, 16 novembre 2009

Patois: à partir d'aujourd'hui, le Département jurassien de la formation distribuera un dictionnaire français-patois par école dans tout le canton. L'ouvrage, qui compte deux volumes, est offert par la Société jurassienne d'Emulation. Ce projet, fruit du groupe de travail initié par le Département de la formation et la Fédération cantonale des patoisants jurassiens, a deux buts: sensibiliser les élèves au patois et encourager des rencontres entre plusieurs générations.


"Diversité des langues, un label de qualité de la pensée"
Le Temps, 12 novembre 2009

Plurilinguisme et universités: interview de la linguiste et présidente de l'Académie suisse des sciences humaines et sociales Anne-Claude Berthoud sur la diversité linguistique des universités et leur internationalisation. A l'occasion du colloque "Les enjeux du plurilinguisme pour la construction et la circulation des savoirs" qui s'ouvre à Berne, la linguiste donne son avis sur la question: pour elle, "il s'agit de savoir comment, dans les lieux où se construit le savoir, on peut réussir à concilier profondeur conceptuelle et communication universelle".

Lire l'article.

"Rome et Madrid limitent leur soutien aux leçons d'italien et d'espagnol"
L'Express, 10 novembre 2010

Les subventions de l'Espagne et de l'Italie pour les écoles espagnoles et italiennes en Suisse baissent. Suite à l'intervention de la CDIP auprès du Gouvernement italien, celui-ci avait accepté de revoir la diminution (passer de 40% à 27%).

Professeur biennois décoré par la France
Journal du Jura, 31 octobre 2009

Pionnier du bilinguisme à Bienne, le professeur Rolf Siegwart a reçu le ruban violet des Palmes académiques.
Lire l'article

 

"Bernhard Pulver, chantre du bilinguisme"
Le Quotidien jurassien, 26 octobre 2009

L'inauguration des nouveaux locaux des services francophones de la Direction de l'instruction publique à Tramelan a fourni au conseiller d'Etat Bernhard Pulver l'occasion de procéder à un tour d'horizon sur certains dossiers intercantonaux, cantonaux et interjurassiens. Le chef de l'instruction publique cantonale exprime sa volonté de renforcer la communauté francophone, afin que le canton de Berne puisse vivre son bilinguisme dans un climat de respect mutuel.

Dossier et communiqué de presse


"Le français victime de la crise à Bâle-Campagne"
Le Temps, 23 octobre 2009


"Sensibiliser les jeunes au patois"
Le Nouvelliste, 20 octobre 2009

Suisse romande: pâtois: un moyen d'enseignement du nom de "EOLE", déjà présent dans les écoles romandes, vise à procurer des connaissances sur les langues et la communication, susciter des attitudes positives par rapport à l'altérité et au plurilinguisme, et développer des aptitudes qui seront utiles dans tout apprentissage ultérieur d'une langue étrangère. Avec EOLE, les élèves pourront travailler sur différentes variétés du langage, comme le patois.


"Bilinguisme: l'immersion ou rien" [et] "Le cancre vaudois"
L'Hebdo, 24 septembre 2009 

Suisse romande: Dossier sur l'enseignement bilingue, avec les aspects de l'échange scolaire, des projets cantonaux d'immersion ainsi que des offres spécifiques.


"Initiation à l'allemand dès l'enfantine"
La Liberté, 11 septembre 2009

Le cercle scolaire d'Avenches compte près de 20% d'élèves germanophones, peut-être le signe que la frontière linguistique bouge. Certaines classes comptent jusqu'à 50% d'Alémaniques, ce qui est l'occasion de profiter de faire de l'initiation à l'allemand dès l'école enfantine.

"La physique en anglais, je n'ai pas trop peur"
Tribune de Genève, 5 septembre 2009

Promotion de l'enseignement bilingue dans le canton, malgré quelques problèmes de place au niveau de la maturité bilingue qui est victime de son succès.

"Chère Anna, wo ist der Bahnhof?"
24 Heures
 
et
Cher Fathi Derder, 31.8.2009 [et] "Mauvaises langues"
Le Temps

Débat d'idées lancé par Fathi Derder, rédacteur en chef de la télévision régionale Vaud-Fribourg, sur l'utilté de l'apprentissage des langues à l'école.

Le plurilinguisme imparfait de l'administration fédérale
Le Temps, 24 août 2009

Lire l'article ici.

Lecture et maîtrise des langues en point de mire
L'Express, 14 août 2009

Langues étrangères: pour la rentrée scolaire 2009, le chef du Département de l'éducation Philippe Gnaegi, souligne l'importance de la maîtrise de la lecture et la culture linguistique. Selon lui, ce sont deux pôles "fondamentaux" de la scolarité obligatoire. Dès la semaine prochaine, tous les élèves de 7e année auront droit à des cours d'anglais, y compris ceux des sections préprofessionnelle et moderne. Philippe Gnaegi dit également que: "la maîtrise des langues étrangères est aujourd'hui une nécessité sur le marché du travail".

Les dernières salves de la vieille Orthographie
Le Temps, 31 juillet 2009

Suisse alémanique: la nouvelle orthographe allemande entrera en vigueur le 1er août prochaine dans les écoles. Désormais, toutes les modifications orthographiques décidées en 1996 au terme d'un long travail d'experts devraient entrer dans les moeurs. Les opposants, professeurs de linguistique, maîtres de gymnase, écrivains et journalistes, appellent à un moratoire. D'après eux, le chaos va régner dans les écoles: "les dictionnaires et manuels scolaires sont contradictoires et ne respectent pas toutes les nouvelles règles de 2006. Il faut en revenir aux anciennes formes".


Le bilinguisme en classe divise les opinions" [et] "Des réserves sur les classes bilingues"

La Liberté, 30 juillet 2009


Bilinguisme: le concept cantonal d'enseignement des langues, qui repose largement sur une ouverture à la langue partenaire dès les premières années, l'immersion et des classes bilingues, sort globalement bien de la consultation lancée ce printemps. Mais ses principales avancées suscitent des réactions contrastées: explication des nombreuses réserves qui surgissent face à ce concept.

L'école bilingue d'un genre nouveau
La Liberté: "Migros Magazine, 29 juin 2009

A Lausanne, l’Ecole bilingue de Suisse romande tente l’apprentissage linguistique par immersion auprès d’une classe primaire d’élèves anglophones et francophones. Reportage.

Vrai romand, faux débat ?
Haute fréquence, RSR, 28 juin 2009

C'est sur le terrain miné de la langue et de l'appartenance culturelle que se sont joués les premiers affrontements autour de la succession de Pascal Couchepin au Conseil fédéral.

Invité: François Grosjean, psycholinguiste, professeur honoraire à l'Université de Neuchâtel, spécialiste du bilinguisme et du biculturalisme.

Les premières salves ont visé le PDC Urs Schwaller. Ce Fribourgeois de la Singine alémanique, mais représentant au Conseil des Etats d'un canton à majorité francophone, estime que la question est importante. Encore faut-il discuter de la priorité que l'on veut lui donner, a précisé, dans la presse, ce bilingue qui vit et pense dans deux langues. Vrai romand ou faux débat ?

Cette crispation et cette exigence de pureté romande ne sont-elles qu'un réflexe angoissé de minoritaire ? La guerre des langues et des cultures se ravive-t-elle dans un pays qui vante ses quatre cultures inscrites dans le marbre de l'histoire Suisse et sur les billets de banques ?

François Grosjean relève la longue tradition suisse d'hommes et de femmes politiques bilingues et biculturels. De l'ancienne Conseillère fédérale socialiste Ruth Dreifuss au président des Verts, Ueli Leuenberger, la liste n'est pas exhaustive. Il s'inquiète d'un réflexe qu'il qualifie d'attitude mono-culturelle et mono-lingue propre à l'idée d'Etat-Nation. Tout est noir ou tout est blanc. Le débat suscite d'ailleurs le malaise des bilingues et biculturels, qui se sentent souvent déconcertés par la tournure du débat.

François Grosjean insiste: pourquoi les rejeter dans un seul camp alors qu'ils appartiennent aux deux cultures, romande et alémanique ? Faut-il être un Romand "pur" pour représenter la Romandie ? Et de proposer, de manière espiègle, d'ajouter un critère pour l'élection au Conseil fédéral: s'assurer que les bilingues et les biculturels, par ailleurs fort nombreux en Suisse, soient correctement représentés !

Langues étrangères: le Haut-Valais gronde
Le Nouvelliste, 19 juin 2009

Interpellation urgente: Les associations professionnelles du personnel enseignant haut-valaisan ainsi que les directeurs d’écoles du Haut-Valais demandent un moratoire sur l’introduction du concept d’enseignement des langues étrangères. Les objectifs poursuivis ne sont pas remis en question, mais il serait nécessaire, selon eux, de revoir la mise en oeuvre car il y aurait beaucoup trop de questions ouvertes.

Voir texte de l'interpellation, en français ou en allemand.

 

Le Jura fait la promotion de l'allemand
RSR, 8 juin 2009

Le canton du Jura fait de l'apprentissage de l'allemend une priorité
Le Temps, 8 juin 2009

La langue de Goethe sera choyée dans les classes primaires de l'école jurassienne
Le Quotidien jurassien, 8 juin 2009

La maîtrise de l'allemand est essentielle pour intensifier les échanges entre le Jura et la région bâloise. Afin d'accroître les compétences linguistiques des enseignant-e-s et des élèves jurassiens à l'école obligatoire, plusieurs mesures significatives sont introduites en 2009: mise en place du projet pilote de filière bilingue à Delémont,  offre de séjour linguistique d'une durée de trois semaines à Berlin à l'intention des enseignant-e-s de l'école primaire, échanges individuels pendant le temps scolaire avec la région bâloise et ouverture à l'école primaire d'un cours de langue et culture allemandes à l'intention des élèves de 4e année.

Renseignements complémentaires

 

"Langues partenaires : le concept cantonal se discute ce soir"
La Liberté, 4 juin 2009

Le Forum des langues partenaires de Fribourg (FLPF) organise ce soir un débat public sur le thème "Concept cantonal de l'enseignement des langues : qui gagne, qui perd ?". Le FLPF se demande où Fribourg fera la différence par rapport à d'autres cantons, quelle sera la marge d'apprentissage pour les enfants de migrants, comment l'enseignement sera donné dans les cercles scolaires éloignés de la frontière des langues? Plusieurs acteurs de l'enseignement des langues dans le canton seront présent et débattront de ce thème. Le Concept cantonal de l'enseignement des langues est en consultation jusqu'à mi-juin.

 
Chassez cet anglais
la Liberté, 15 mai 2009

Le linguiste Claude Hagège promeut la diversité dans un "Dictionnaire amoureux".

L'heure des Romands
L'Hebdo, 14 mai 2009

La Suisse a besoin d'un plan de relance linguistique. 


Pour apprendre une langue, il faut être heu-reux!
24 Heures, 24 avril 2009 
 

Les conseils de Krister Weidenhielm, directeur de la division agence ESL à Montreux.


«Le suisse allemand avec le sourire»
Coopération, avril 2009

L’invité. Professeur et historien, Laurent Droz est le traducteur du petit dictionnaire d’apprentissage du suisse allemand «Hoi! Et après…». Rencontre.

Entretien Alain Wey

Coopération. Monsieur le traducteur, le Röstigraben existe-t-il?
Laurent Droz. J’en suis convaincu. Je l’ai vécu enfant. J’ai grandi dans la région lausannoise tout en parlant le suisse allemand à la maison. Ma mère est Suisse alémanique et mon père est un Romand qui a grandi à Zurich. J’ai pratiqué le va-et-vient linguistique depuis que je suis gamin.

Le suisse allemand a-t-il du succès chez les Romands?
Je ne sais pas vraiment… Dans le sensoùje sais qu’il y a beaucoup de Romands qui travaillent à Zurich et que certains s’adaptent et d’autres sont dans un univers d’expatriés où ils se retrouvent entre Romands. En Suisse romande, seule une petite minorité prend des cours de suisse allemand et s’y intéresse. La mauvaise réputation de cette langue - d’être impossible à apprendre - n’arrange pas les choses.

Que doit-il se passer pour que le suisse allemand séduise les Romands?
Actuellement, pour l’apprendre, on doit aller en Suisse alémanique, travailler avec des Suisses allemands et être forcé de l’apprendre. Il y a quelques méthodes qui existent pour apprendre le berndütsch et le züridütsch. Le dico Hoi! est un intermédiaire, une possibilité de se plonger dans le suisse allemand sans grand effort et, a priori, avec le sourire.

Les Romands sont-ils allergiques au suisse allemand?
Beaucoup disent être allergiques à l’allemand, je le vois avec les élèves du gymnase. Cette langue véhicule des préjugés que les élèves peinent à évacuer. Le suisse allemand, c’est presque pire: au niveau de la prononciation, il est vu comme assez barbare, rauque et guttural.

Les Romands ne sont-ils pas frustrés de passer tant d’années à apprendre le bon allemand à l’école puis de se rendre compte qu’ils ne comprennent pas leurs voisins suisses alémaniques?
Oui, j’en suis convaincu. Même si les Romands font l’effort de parler le hochdeutsch, les Suisses alémaniques, très gentiment, leur répondent en français ou éventuellement en anglais. N’y a-t-il pas une rigidité du système scolaire romand à ne pas vouloir enseigner le suisse allemand? On pourrait l’enseigner en complément de l’allemand… Il y a une adaptation possible. Pendant longtemps, l’apprentissage des langues passait beaucoup par l’écrit, sa compréhension et son expression. Et là, forcément, le dialecte est relativement mal adapté parce qu’en théorie il ne s’écrit pas. Cela paraissait donc logique d’enseigner l’allemand. Actuellement, on met beaucoup l’accent sur la compréhension et l’expression orale. On pourrait envisager d’avoir la possibilité de choisir. Il y a tout ce qu’il faut comme matériel audiovisuel. Donc rigidité oui, mais je ne suis pas sûr que quelqu’un se soit déjà posé la question…

N’est-ce pas grave que personne ne se pose la question? Beaucoup de Romands doivent regretter de ne pas avoir eu la possibilité de faire le pont entre l’allemand et le suisse allemand à l’école...
C’est effectivement un pont qu’il faut faire et il n’est pas si difficile à franchir. Il faut connaître un certain nombre de clés et de trucs. L’enseignement romand peut faire mieux. Ce livre très ludique et abordable n’est-il pas un bon moyen de secouer le cocotier du système scolaire romand? Par exemple, en ayant un tel manuel pour chaque élève? Ce serait une possibilité. A voir comment les gens réagissent au livre et comment ils l’utilisent (lecture à haute voix du suisse allemand), il ne fait aucun doute que ce dictionnaire est une piste.

Le suisse allemand en quelques mots-clés?
C’est une langue évolutive et très imagée, qui se nourrit d’autres langues. Il n'y a pas de base écrite derrière. Elle est très concrète et ancrée dans le quotidien et à la fois très affectueuse, moins contrôlée par le rationnel ou l’esprit.


Apprendre l'allemand dès 3 ans ete en jouant, le pari de Bâle-Ville
Le Temps, 27 mars 2009 

Premier de Suisse à se risquer sur ce terrain, le canton veut obliger les parents à envoyer les enfants qui en ont besoin à des ateliers de jeu ou à la garderie. La démarche séduit déjà d'autres cantons.

 J'avais entendu parler de la qualité de l'enseignement suisse
La Liberté, 27 mars 2009

Originaire du Nicaragua et coordinatrice d'un projet d'éducation bilingue, Hazel Wilson était à Fribourg pour observer l'enseignement. Interview...


La nouvelle Babel se construit à Fribourg
La Liberté, 24 mars 2009

L'Institut du plurilinguisme a été inauguré hier devant une centaine de personnalités. Ses recherches portent sur l'école, la migration, les milieux de travail et l'évaluation des compétences. 

 Le défi des enfants bilingues
RSR, Rien n'est joué, 25 février 2009

Élever un enfant dans deux langues demande un effort soutenu sur plusieurs années. Le bilinguisme ne va pas de soi, que la seconde langue soit celle d’un des parents, qu’elle soit celle de la cellule familiale dans un pays étranger ou, tout simplement, un projet d’apprentissage pour l’enfant d’une famille monolingue. Combattre les idées reçues, trouver les moyens de lutter contre la disparition de la langue « faible », se construire une identité à partir de deux langues et de deux cultures, tels sont les défis à relever par les enfants bilingues et leurs parents.

Barbara Abdelilah-Bauer, après une formation de linguiste et de professeur de langues, est diplômée en psychologie sociale et continue ses recherches autour du développement du langage et de l’identité de l’enfant bilingue. Elle est chargée de cours à l’université de Poitiers et fondatrice du Centre d'animation et d'information sur le bilinguisme.



Les fonctionnaires suisses sont priés de se mettre à l'anglais!
24 Heures, 18 février 2009

Deux chercheurs estiment que les administrations doivent s'adapter à leur clientèle étrangère.

 

Un projet ambitieux et réaliste pour l'acquisition fonctionnelle d'une langue partenaire et d'une langue étrangère
Site de l'Etat de Fribourg, 2 février 2009

Avec l'approbation du Conseil d'Etat, la Direction de l'instruction publique, de la culture et du sport met en consultation un Concept cantonal d'enseignement des langues destiné à favoriser l'acquisition de la langue partenaire et d'autres langues étrangères de l'école enfantine au cycle d'orientation, avec des prolongements vers le Secondaire 2. Porté par un souci de concrétisation, ce concept ambitieux a la volonté de saisir toutes les opportunités d'apprendre afin d'améliorer les connaissances linguistiques. Projet mobilisateur pour un canton qui pratique deux langues, ce concept en neuf propositions poursuit l'objectif de l’acquisition d'une langue partenaire – ou étrangère - utile, utilisable et utilisée. D'une durée de cinq ans, la mise en oeuvre réclamera des forces de l'ordre de 40 équivalents plein temps et des efforts d'accompagnement, de suivi, de soutien et de formation de plus d'un million de francs.

Renforcements, innovations et amélioration des conditions générales d'apprentissage : voilà les trois piliers sur lesquels repose l'édifice du Concept cantonal d'enseignement des langues, présenté ce lundi 2 février par la conseillère d'Etat Isabelle Chassot, Directrice de l'instruction publique, de la culture et du sport, accompagnée par ses chefs des services de l'enseignement. Un concept ambitieux destiné à toute l'école obligatoire, de l'école enfantine au cycle d'orientation, avec des prolongements vers le gymnase et la formation professionnelle.

Renforcements des apprentissages actuels, d'abord. Cette première approche consiste à optimiser l'offre présente en développant les échanges scolaires, la dixième année linguistique, en favorisant les moyens d'enseignement qui accorde une priorité aux compétences communicatives, en recourant plus systématiquement aux techniques de l'information et de la communication.

Innovations, ensuite, avec la création de nouvelles opportunités d'apprendre durant le cursus scolaire ou sur le plan extrascolaire: éveil et ouverture générale aux langues, introduction de l'anglais dès la 5P, conduite de projets linguistiques au sein des établissements visant l'intégration de séquences d'enseignement en utilisant conjointement les deux langues – langue maternelle et langue partenaire - instauration de classes bilingues, qui peuvent prendre des formes plurielles, à la seule échelle du CO dans un premier temps.

Les neuf propositions du concept s'appuient enfin sur un renforcement des conditions générales dans lesquelles se déroulent les apprentissages : formation (initiale et continue) des enseignants, mise en place de structures d'accompagnement et d'une évaluation plus performante, enrichissement des moyens d'enseignement, conditions de travail dans les classes.

Tenant compte de l'échec enregistré lors de la votation de septembre 2000, ce Concept cantonal répond aux nombreuses interventions politiques enregistrées depuis lors. Il intègre les modifications, les nouveautés et les décisions prises ces dernières années au niveau de la CDIP1, de la CIIP2 ou de la NWEDK3. Il intègre les impulsions et les directions données par la Constitution fribourgeoise (entrée en vigueur au début 2005), les nouveaux articles constitutionnels (2006) et le concordat Harmos qui en est issu (2007), la loi fédérale sur les langues nationales (2007). Il s'appuie sur les nouvelles recherches pédagogiques et didactiques qui orientent l'apprentissage des langues étrangères vers des approches plus communicatives et fonctionnelles. L'ensemble de ces éléments ont progressivement modifié la perception de la langue partenaire, dont l'apprentissage et la maîtrise sont considérés comme nécessaires à la réussite de l'insertion professionnelle. Cette prise de conscience est encore plus forte dans un canton comme Fribourg, où cohabitent deux langues, lieu privilégié où une meilleure connaissance de la langue de l'autre conduit à une compréhension mutuelle et, finalement, à l'enrichissement de l'identité culturelle.

C'est sur cette réalité vécue que s'appuie ce Concept cantonal qui a le souci de favoriser l'ouverture à l'autre langue, de réduire les freins psychologiques qui nuisent à l'usage de la langue partenaire. Il souhaite également susciter auprès des jeunes l'envie de poursuivre et de consolider leur formation linguistique au terme de la scolarité. Si l'école fribourgeoise intensifie ses efforts pour permettre aux élèves qui lui sont confiés d'acquérir de plus solides connaissances dans la pratique de la langue partenaire, elle ne souhaite pas pour autant négliger l'attention prioritaire qu'elle porte à la langue maternelle ou langue du lieu. Elle demeure ce port d'attache, dont la qualité de la connaissance offre justement la capacité à s'ouvrir à d'autres langues et à d'autres cultures.

Si certaines mesures sont sans conséquences financières, d'autres nécessitent des moyens pour être mis en oeuvre. Sur les cinq budgets annuels établis entre 2010 et 2014, ils représentent plus de 40 EPT, notamment pour l'instauration des classes bilingues et pour le soutien apporté aux enseignants dans la conduite des classes à effectif élevé. Un engagement supérieur à un million de francs est également prévu pour l'élaboration de matériel pédagogique, le soutien aux diverses activités (échanges scolaires, introduction de l'anglais en 5P et 6P) ainsi que pour l'encouragement à la formation continue du corps enseignant concerné. Ces soutiens sont particulièrement importants, car la qualité et la réussite de toute impulsion pédagogique revient toujours à ceux qui ont la charge de sa mise en oeuvre.


Touche pas à mon suisse-allemand (I ha di gärn ... Moi non plus)
RSR, 16 janvier 2009

L'ouverture des frontières suisses aux travailleurs de l'Union européenne a entraîné l'arrivée de milliers d'Allemands à Zurich. Le phénomène est devenu si important qu'il exacerbe la relation très ambiguë que les Suisses allemands entretiennent avec le "hochdeutsch" - le bon allemand.

Un Allemand débarque à Zurich pour y travailler. Il converse avec un Alémanique et se dit : "Eh bien, le dialecte n'est pas aussi difficile à comprendre que je ne le pensais..." En fait, il apprend, médusé, que son interlocuteur s'exprimait en "Hochdeutsch"! Ce qu'il prenait pour du suisse-allemand n'était qu'un accent alémanique...

Il s'agit de la dernière blague en vogue sur les bords de la Limmat, car l'afflux d'Allemands suscité par l'ouverture du marché du travail suisse aux ressortissants de l'Union européenne bouleverse complètement les schémas traditionnels de communication de nos compatriotes alémaniques.

Si proches et pourtant si différents
Un Suisse-allemand va garer sa voiture. Il utilisera le mot "parkieren". L'Allemand emploiera "parken". Le verbe "griller" ? "Grillieren" Outre-Sarine, "grillen" en Allemagne. Faire des achats ? "Poschten" en dialecte, plutôt que "einkaufen" dans la langue de Goethe.

Ces exemples linguistiques ne représentent toutefois que la pointe visible de l'iceberg qui sépare Alémaniques et Allemands. Car le fossé est avant tout culturel. Les Allemands, par exemple, disent les choses très directement. Leur comportement heurte souvent les Suisses-allemands, habitués à prendre des gants pour communiquer.

Une déclaration d'amour en "Hochdeutsch" ? Jamais de la vie !
Plusieurs facteurs expliquent l'aversion qu'une partie des Alémaniques éprouvent envers le "Hochdeutsch". Il y a tout d'abord l'appréhension du grand voisin allemand. Chez certains, les personnes âgées surtout, l'allemand symbolise le pangermanisme - une volonté d'expansion de la Grande Allemagne à l'origine de la deuxième guerre mondiale.

Mais une certaine admiration se mêle à cette animosité. Les Zurichois, Bernois et autres Bâlois éprouvent souvent un complexe d'infériorité par rapport aux Allemands. Ils ont le sentiment de ne pas maîtriser le bon allemand aussi bien qu'eux. Et puis, surtout, cette langue rime pour eux avec contrainte. A l'école, les Alémaniques ont dû mettre leur dialecte en veilleuse pour l'apprendre.

Le suisse-allemand représente à l'inverse la langue des tripes, celle qui rappelle la douceur de l'enfance et du nid familial. Inconcevable ainsi pour un Suisse-allemand de dire "je t'aime" en bon allemand. Pour déclarer sa flamme, il dira : "I ha di gärn".

Le dialecte n'a pas dit son dernier mot
L'allemand représente-t-il une menace pour le dialecte alémanique ? La question fait actuellement couler beaucoup d'encre. Mais les observateurs attentifs de l'évolution du "Schwyzertütsch" sont unanimes. Le suisse-allemand ne va pas disparaître. Il va changer.

La députée écologiste Gabi Petri entrevoit déjà une métamorphose. Elle a le sentiment que le dialecte est en train de s'unifier au niveau suisse. Il s'adapte à l'Allemand. A terme, Gabi Petri imagine donc qu'il n'y aura plus autant de différences entre le "Bärntütsch", le "Zuritütsch" et le "Thurgauertütsch". Il y aura un "Schwyzertütsch".

La linguiste Christa Dürscheid abonde dans son sens. Elle constate que le suisse-allemand est plus vivant que jamais. Les jeunes écrivent des SMS en dialecte, on fait du théâtre en suisse-allemand...

Paradoxalement, Christa Dürscheid observe aussi que les Alémaniques maîtrisent toujours mieux le "Hochdeutsch" grâce à leur scolarisation dans cette langue, mais aussi à la multiplication des liens avec les Allemands. Et pour elle, le but est qu'à terme, tous les Suisse-allemands se sentent à l'aise dans les deux idiomes.

Formation commerciale trilingue (lien pdf) 
Journal du Jura, 9 janvier 2009

A la rentrée 2009, l'Ecole supérieure de commerce de La Neuveville offrira à ses élèves la possibilité d'effectuer une maturité trilingue. Un nouveau challenge qui a des chances de remporter du succès.

Emprender in linguatg en tandem (lien pdf) 
La Quotidiana, 6 janvier 2009 (en romanche!)