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Médias 2010

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La question du bilinguisme est largement présente dans les médias nationaux. Le Forum du bilinguisme propose ici une sélection d'articles et d'émissions radio-TV dignes d'intérêt



Le Temps, 1er septembre 2010
Bienne la bilingue est-elle prête à élire un maire francophone?

Autoproclamée «plus grande ville bilingue de Suisse», Bienne est en ébullition depuis que son maire charismatique, le socialiste Hans Stöckli, 58 ans, a annoncé le 16 juillet, vingt ans jour pour jour après son accession au trône local, qu’il quittera la présidence de la Ville le 31 décembre 2010. Deux ans avant un départ qu’aurait rendu obligatoire le nouveau règlement local actuellement en discussion. Hans Stöckli reste conseiller national et entend être réélu en 2011. Son retrait anticipé de la mairie biennoise cache peut-être son intention non encore déclarée de briguer la succession de Simonetta Sommaruga au Conseil des Etats, pour autant que la socialiste bernoise entre au Conseil fédéral.


Babylone, Espace 2, 31 août 2010
Dans quelle(s) langue(s) va-t-on se parler?

Pratiques interculturelles et pratiques linguistiques. La nouvelle Tour de Babel des chercheurs! Christiane Perregaux, Aline Gohard-Radenkovic et Tania Ogay reviennent sur les enjeux du plurilinguisme dans les pratiques professionnelles.

La question des échanges scientifiques dans d’autres langues que la langue de communication officielle a été encore peu thématisée. Pourtant  collaborer- et donc communiquer- dans un contexte de diversité culturelle est un défi qui est devenu le pain quotidien de beaucoup d’organisations (privées, publiques, associatives). Si les références culturelles sont diverses, dans quelle(s) langue(s) va-t-on se parler? Comment la communication se construit-elle dans les réseaux scientifiques et professionnels ?



RSR, 12h30, 26 août 2010
L'enseignement bilingue devient une réalité à Bienne

Depuis la rentrée scolaire, la ville de Bienne dispose de sa filière bilingue dès l'école enfantine. Après plusieurs années de vifs débats, l'enseignement par immersion est devenu réalité pour 40 enfants. Le projet-pilote permet de jeter des ponts linguistiques, mais également culturels entre les communautés. Le reportage à l'Ecole enfantine de la Plänke de Célestine Perissinotto, avec l'interview de Daniel Elmiger, linguiste à l'Université de Neuchâtel.

"Haute Fréquence", RSR, 15 août 2010
Apprendre les langues pour mieux sentir la Suisse

Des lauriers à Doris Leuthard. Carton rouge pour Chistoph Blocher qui n’a jamais vraiment appris le français. Les sept sages devraient-ils jouer du clavier linguistique avec aisance et parler couramment deux langues nationales et en comprendre une troisième ? Question de principe tranche Lucrezia Meier-Schatz. Question surtout de cohésion nationale. Née au Locle, grisonne d’origine "émigrée" à St-Gall, cette parfaite polyglotte souhaite que la politique donne le ton, mais insiste aussi sur l’importance de la famille et de l’école. Donner la priorité à l’apprentissage de l’anglais, c’est faire "fausse route".

Invitée: Lucrezia Meier-Schatz, conseillère nationale PDC.


"Le salut du romanche passera-t-il par l'immigration portugaise?", Le Temps, 9 août 2010

Langue romanche: reportage sur les immigrés portugais vivant dans les Grisons qui, par l'apprentissage de la langue romanche, contribuent à sa sauvegarde. 


Haute Fréquence, RSR, 8 août 2010
Le plurilinguisme: une fierté et une polémique récurrente!

Aucune langue n'est de trop pour approcher au plus près les innombrables facettes de la réalité humaine! Allemand, français, italien ou romanche, l'imaginaire suisse est-il vraiment plurilingue? Ou la Suisse existe-t-elle encore parce que ses habitants ne se comprennent pas. Iso Camartin prône l'ouverture. Cet ardent défenseur des minorités nous invite à découvrir les autres cultures. A retrouver le plaisir d'apprendre les langues. Toutes les langues! Cet ardent défenseur des langues mineures plaide pour la pluralité des langues et une cohabitation pacifique.

Invité : Iso Camartin, essayiste.


"Immigration : grâce aux Portugais, le romanche reprend du poil de la bête", La Liberté 4 août 2010
"Le romanche sauvé par les Portugais", Le Temps, 4 août 2010
"Rätoromanisch erhält unerwartete Unterstützung", Basler Zeitung, 4 août 2010
 
Langue romanche: menacée de disparition, la quatrième langue nationale bénéficie d'un soutien inattendu des immigrés portugais. En Haute-Engadine, les Portugais, qui préfèrent apprendre le romanche plutôt que l'allemand, constituent le deuxième plus important groupe d'étrangers, juste derrière les Allemands. L'Office d'intégration cantonal des Grisons et Lia Rumantscha, l'organisation faîtière du rhéto-romanche, ont lancé un projet pilote baptisé "piripiri" pour une meilleure intégration des travailleurs immigrés dont les enfants apprennent le romanche à l'école.


"On ne peut pas exiger que les étrangers parlent le dialecte", Tribune de Genève, 4 août 2010

Bilinguisme: Guy Morin, maire de Bâle, s'exprime sur les caractéristiques du bilinguisme existant à Bâle ainsi que sur les mesures facilitant l'intégration des étrangers dans un canton où l'on peut parler français, allemand ou le dialecte suisse-allemand.

"On ne cultive plus assez le plurilinguisme dans ce pays", 24 Heures, 3 août 2010

Plurilinguisme: dans cet article, Alexander Tschäppät, maire de Berne défend le "bärndütsch" avec passion et plaide pour de nouvelles formes d'échanges. Le quotidien Tribune de Genève consacre ces prochains jours des pages spéciales au thème du bilinguisme en Suisse.

Haute Fréquence, RSR, 1er août 2010
Manifeste pour un imaginaire multilingue

Arun, Lilia ou Abdalah, leurs prénoms ont la saveur de l’ailleurs. Seuls ou avec leur famille, ils ont quitté le Sri Lanka, le Mali ou le Maroc. Marie Rose Moro raconte leur histoire parce qu’elle est "source de vie et de connaissances pour nous tous". Les enfants de migrants nous montrent le chemin vers la diversité des langues et la pluralité des cultures.

Invitée: Marie Rose Moro, psychiatre pour enfants et adolescents, ethnopsychiatre.


 "Le bilinguisme permet d'avoir une autre perspective sur le monde", L'Express 30 juillet 2010
Express 300710
Lire l'article

Bilinguisme: interview du psycholinguiste neuchâtelois François Grosjean, professeur retraité de l'Université de Neuchâtel, au sujet du bilinguisme et d'un ouvrage de référence sur la question qu'il vient de publier. Références: "Bilingual: life and reality, Harvard University Press, 2010".

Haute Fréquence, RSR, 25 juillet 2010
Les langues? Une richesse nationale!

La diversité est une richesse et non un handicap! François Grosjean insiste, la réalité linguistique de la Suisse est complexe, mais les langues constituent "une ressource nationale qu'il faut choyer". Et pour apaiser le débat, il propose de mieux comprendre le rôle que pourrait jouer les bilingues et les biculturels.

Invité: François Grosjean, psycholinguiste, professeur honoraire à l'Université de Neuchâtel.


"Eloge du multilinguisme à la suisse"; La Liberté, 24 juillet 2010
"Les meilleurs étudiants de Suisse à la rencontre des dialectes et patois", Le Temps, 24 juillet 2010

Multilinguisme: pendant une semaine, seize étudiants issus de différentes hautes écoles du pays ont fait "un voyage intellectuel à travers les langues et les dialectes de la Suisse". Un voyage organisé par la Fondation suisse des études, qui les a emmenés de Bienne à Fribourg, puis à Charmey. But de l'opération: renforcer chez les étudiants la conscience de la valeur que représente une Suisse à la fois diverse et unie. Samedi dernier, ces étudiants s'étaient réunis pour présenter le fruit de leurs réflexions.

Voiraussi le site de la Fondation suisse d'études


Haute Fréquence, RSR, 18 juillet 2010
Le multilinguisme, source de méfiance et d'admiration

Les multilingues suscitent autant de méfiance que d'admiration. Leur personnalité étonne et intrigue. Ils passent d'une langue à l'autre, d'une culture à l'autre avec aisance. Question classique: dans quelle langue rêvent-ils? Question inutile à en croire les linguistes, mais Tobias Richter, directeur du Grand Théâtre de Genève n'hésite pas. C'est en allemand qu'il décline les images de ses nuits.

Invité: Tobias Richter, directeur du Grand Théâtre de Genève


"Jean-Frédéric Jauslin: le suisse allemand, c'est amusant", L'Hebdo, 1er juillet 2010
Suisse romande: enseignement de l'allemand: Jean-Frédéric Jauslin prône l'enseignement du suisse allemand au même titre que l'allemand et pense que les attitudes devraient évoluer.

La langue de Molière au XXIe siècle. Le français, langue de l'Ancien Régime.
Entretien avec Jean-Marie Vodoz, président de l'association Défense du français.
Coopération, 22 juin 2010

L'avenir des Romands est-il dans le suisse-allemand?, Le Grand 8, RSR, 22 juin 2010

Avec Philippe Gnaegi, conseiller d'Etat neuchâtelois en charge de l'Education, de la Culture et des Sports, Alain Moser, directeur de l'école Moser à Genève, qui s'apprête à inscrire le suisse-allemand à son programme, Maria Roth-Bernasconi, conseillère nationale socialiste genevoise, d'origine alémanique, et Uli Windisch, sociologue à l'Université de Genève.

L'avenir des Romands est-il dans le suisse-allemand?
Le débat sur la place du suisse-allemand dans la société s'amplifie. Les propositions fusent, alors une école privée genevoise s'apprête à enseigner le suisse-allemand, et c'est tout un débat qui est posé sur la place du dialecte dans la Suisse moderne. Certaines offres d'emploi en Suisse romande demandent même le suisse-allemand comme langue supplémentaire, en plus de l'allemand et de l'anglais. Les Romands doivent-ils se mettre d'urgence au Schwyzerdütsch?
Ecouter l'émission.

"Le combat d'Antonio Hodgers suscite intérêt et doutes chez les Alémaniques" [et] "Le Schwyzerdütsch, "langue régionale" ?"  Le Temps, 20.6.2010
"Dialekt-Verbot für Bundesräte", NZZ am Sonntag, 20.6.2010


Politique des langues: Antonio Hodgers, conseiller national, a déposé neuf interventions parlementaires pour clarifier le rapport du dialecte à l'allemand, en traitant notamment de l'inscription "du" dialecte alémanique dans la Charte européenne des langues régionales et minoritaires, demandant la promotion de l'utilisation de l'allemand standard dans les discours officiels, l'obligation pour les cantons d'enseigner en priorité une langue nationale comme langue étrangère, l'utilisation de l'allemand standard dans les hautes écoles, la promotion des échanges linguistiques ou l'introduction du schwyzerdütsch dans les écoles romandes. 


"Plurilinguisme: un contrat entre l'Institut et le canton des Grisons", La Liberté, 21.6.2010

Plurilinguisme: L'Institut de plurilinguisme de Fribourg et la Haute école pédagogique des Grisons ont signé une convention de collaboration et un contrat doctoral. Ces deux accords visent à établir entre eux une coopération dans les domaines de la recherche et de l'enseignement. Cette collaboration constitue un élément important d'un réseau suisse piloté par l'Institut de plurilinguisme.


"Nos élèves apprendront le schwyzerdütsch à la rentrée", Le Temps, 14.6.2010
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Ecole privée: l'Ecole Moser introduit des cours de suisse-allemand "pour ouvrir à ses élèves les portes des universités et du monde du travail d'outre-Sarine".

"Plaidoyer pour la Suisse plurilingue, Le Nouvelliste, 9.6.2010

Identité linguistique en Suisse: nouvelle interview de José Ribeaud qui fait un réquisitoire contre la progression du dialecte. Il plaide pour des échanges linguistiques accrus.


Adoption de l'ordonnance sur les langues nationales et la compréhension entre les communautés linguistiques qui permet de mettre en oeuvre la loi sur les langues. Voir le communiqué de presse. Parmi les mesures prises, la promotion des échanges scolaires ainsi que le soutien au développement d'un centre de compétence du plurilinguisme au sein de l'Université et de la Haute école pédagogique de Fribourg.

Voir aussi la page interne de ce site.

Le Temps: "Vent plurilingue sur la Berne fédérale", 5.6.2010
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Le Quotidien jurassien ; L'Express ; Le Nouvelliste:
"Loi sur les langues: un renforcement des latins au sein de l'administration fédérale est prévu", 5.6.2010
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24 Heures: "Des quotas de Romands dans l'administration", 5-6.6.2010
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Corriere del Ticino: "Italiano più forte a Berna" e "L'italiano peserà di più a Berna", 5.6.2010
La Liberté: "A Fribourg, la Babel de Suisse", 5.6.2010
Der Bund: "Bundesrat führt Sprachenquote ein", 5.6.2010 


Le Conseil fédéral aura son "Monsieur plurilinguisme", L'Hebdo
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"Il plurilinguismo è una chance", Corriere del Ticino, 2 juin 2010

Langues: plusieurs élus tessinois (Filippo Lombardi, Moreno Bernasconi, Michel Guillaume, Filippo Leutenegger, Marina Carobbio et Chasper Pult) ont organisé une table ronde à Berne afin de demander au Conseil fédéral d'approuver sans plus tarder l'application de la nouvelle ordonnance et d'octroi de fonds nécessaires pour mettre en pratique la nouvelle loi sur les langues.


Les Romands qui parlent allemand gagnent 23% de plus, Le Matin, 23 mai 2010

«Apprendre une langue, c'est s'enrichir.» Nos enseignants, qui pensaient sans doute à la culture plus qu'au salaire en nous serinant ce refrain, avaient fondamentalement raison: pour gagner plus, mieux vaut être polyglotte. Lire l'article.


Des filières alémaniques plus accessibles, Le Quotidien jurassien, 22 mai 2010

Collaboration avec la région bâloise et le nord-ouest de la Suisse. Le Gouvernement propose au Parlement l'adhésion à la Convention scolaire du nord-ouest de la Suisse. Il s'agit d'ouvrir davantage aux jeunes jurassiens les filières de formation de cette région de plus de 4,4 millions d'habitants mais aussi de recevoir de jeunes Alémaniques dans les écoles jurassiennes. Voir communiqué de presse.


Les petits Neuchâtelois initiés à l'allemand dès la maternelle, L'Express, 18 mai 2010
Neuenburg: Kindergärtler lernen Deutsch, Aargauer Zeitung, 18 mai 2010.

Enseignement précoce de l'allemand par immersion dès l'école enfantine. Afin de promouvoir l'enseignement des langues à l'école obligatoire, le Département de l'éducation, de la culture et des sports a décidé d'ouvrir des classes pilotes d'enseignement de l'allemand par immersion pour les élèves de 4-5 ans dès la rentrée scolaire 2011. Lire le communiqué de presse.


Ces profs anglophones qui boudent le français
24 Heures, 15 mai 2010

Enseignants d'écoles privées et langue française: dans les écoles internationales de l'Est vaudois, de nombreux enseignants ne maîtrisent pas la langue française. Les établissement proposent pourtant des programmes d'apprentissage. Interview de Pierre-Antoine Hildbrand de l'Association vaudoise des écoles privées.


"Faut-il s'inquiéter de la progression du dialecte ?" et "Plaidoyer pour les langues nationales"
La Liberté; Le Quotidien jurassien, 12 mai 2010

Langues nationales: dans son dernier ouvrage, "La Suisse plurilingue se déglingue", le journaliste José Ribeaud livre un vibrant plaidoyer pour les langues nationales. Il fustige au passage la progression du dialecte en Suisse alémanique. Vecteur d'hostilité à l'égard des Allemands installés en Suisse, "le dialecte devient une arme de discrimination et d'exclusion". Pourtant, tout le monde n'est pas d'accord avec le journaliste. Ainsi, Isabelle Chassot ne comprend pas l'argument du repli identitaire. Interview.



Migrants de l'intérieur
RSR, De quoi j'me mêle, 2 et 8 mai 2010
Ecouter l'émission.

Comment vit-on quand on s'expatrie dans une autre région linguistique de Suisse?

Tu es espagnol toi, non? Ou alors italien?" C’est le genre de question que Paolo, un jeune Tessinois d’une trentaine d’années, entend régulièrement depuis qu’il s’est installé à Lausanne il y a environ dix ans.

Etranger dans son propre pays
Lui se considère comme suisse, mais ils sont plus d'un, à Lausanne, à le considérer comme étranger en l'entendant parler. Sans compter ceux qui sont incapables de situer le Tessin sur une carte... Ce qui ne l’empêche pas de faire la tournée des bars et restaurants vaudois afin de leur proposer des produits typiquement tessinois.

Paolo, comme tant d’autres, fait partie de ceux que l’on a coutume d’appeler "les migrants de l’intérieur", ou "migrants internes", c'est-à-dire ces personnes qui ont quitté leur région ou leur canton d'origine pour venir s'installer ailleurs en Suisse, dans une autre communauté linguistique.

Mélanie, coiffeuse d’origine vaudoise, a fermé son salon de Lausanne "qui marchait très bien" il y a un peu plus d’une année, afin d’en ouvrir un autre à Zurich. Elle croyait qu’elle s’en sortirait sans trop de problème, mais elle s’est vite rendu compte que franchir la Sarine, c’était aller dans un autre monde.

L’inverse est également vrai. Cornélia, originaire de la campagne bernoise, en sait quelque chose. Elle est venue à Genève il y a une dizaine d’années pour rejoindre son mari, africain anglophone d’origine.

À la maison, ils parlent anglais, mais le parler et la culture suisses allemandes lui manquent. Alors, elle organise depuis quelques années des "Frauentreff", des rencontres avec d’autres femmes également suisses alémaniques habitant en Romandie, au cours desquelles elles ne parlent que le Schwyzerdütsch. Avec le risque de vivre en vase clos, en communauté…

Mais peut-on réellement faire autrement?
Est-il possible de changer de milieu sociolinguistique sans se perdre et avoir besoin de se retrouver avec ses semblables? Quels sont les difficultés, les bonheurs, les surprises que l’on rencontre en quittant sa famille, ses amis, ses proches?

Qu’est-ce qui nous pousse à quitter un environnement familier pour une région méconnue: une soif d’aventure, un besoin de rompre avec un milieu d’origine trop prégnant? La décision est-elle longuement mûrie ou au contraire prise sur un "coup de tête"? En définitive, ces migrants de l’intérieurs sont-ils réellement différents de leurs homologues internationaux?

Toutefois, cette tendance à s’installer dans une autre région linguiste est de moins en moins visible en Suisse. C’est le constat de Georges Lüdi, professeur de linguistique à Bâle. Et, effectivement, aujourd’hui, chacun rentre chez soir, préférant de longs déplacements quotidiens en voiture, et surtout en train.

Fredy prend quotidiennement le train de 6h20 de Lausanne à Zürich, retour le soir à 17h10. La ville et la langue, il ne les connaît pas et cela lui importe peu: il travaille dans le milieu bancaire avec des collègues qui ne parlent qu’anglais. Ce qui pose question sur la mixité linguistique et culturelle, sur l’inter connaissance entre communautés linguistiques et sur la cohésion nationale.


"La Suisse plurilingue est-elle en danger ?"
L'Express, le Journal du Jura, 7 mai 2010

La Suisse plurilingue: débat entre José Ribeaud et Béatrice Sermet. Selon José Ribeaud, à force de se "gargariser d'anglais et de schwyzertütsch, les Alémaniques ne savent plus le français, ni même le hochdeutsch. Et face à la capitulation du Conseil fédéral, les Welsches sont impuissants".


"Faut-il s'inquiéter de la progression du dialecte ?" et "Plaidoyer pour les langues nationales"
La Liberté; Le Quotidien jurassien, 12 mai 2010

Langues nationales: dans son dernier ouvrage, "La Suisse plurilingue se déglingue", le journaliste José Ribeaud livre un vibrant plaidoyer pour les langues nationales. Il fustige au passage la progression du dialecte en Suisse alémanique. Vecteur d'hostilité à l'égard des Allemands installés en Suisse, "le dialecte devient une arme de discrimination et d'exclusion". Pourtant, tout le monde n'est pas d'accord avec le journaliste. Ainsi, Isabelle Chassot ne comprend pas l'argument du repli identitaire. Interview.

 Allemand ou suisse-allemand: le regard d'un écrivain
RSR, 2 mai 2010 Haute définition

C'est Antonio Hodgers qui a relancé le débat. L'importance qu'accordent les Alémaniques à leur dialecte menace la cohésion nationale. Il l'a dit dans une lettre ouverte publiée dans la NZZ. Le conseiller national vert a choisi de vivre pendant une année à Berne. Avec toutes les difficultés que les Romands rencontrent avec l'apprentissage de l'allemand. Pire du dialecte. Le débat est relancé. Un débat qui intéresse peu Alain Claude Sulzer qui se sent plus suisse que bâlois. Le problème n'est pas dans la langue!

Le débat prend de l'ampleur, le courrier des lecteurs des quotidiens déborde de commentaires. Deux camps, toujours le même clivage. Il y a ceux qui s'énervent parce qu'il est inutile d'apprendre l'allemand. Les autres défendent les dialectes alémaniques défend les dialectes alémaniques ou qui accuse les Romands d'arrogance.

Mais pourquoi les Suisses Alémaniques ont-ils autant de peine à parler le Hochdeutsch? Ce n'est pas l'expérience d'Alain Claude Sulzer. Est-ce alors un faux débat? Un débat de politicien? Les jeunes alémaniques parlent allemand. Ils vont à Berlin, ils regardent la télévision allemande. Vrai aussi qu'ils utilisent le dialecte dans les textos. Mais c'est plutôt le dialogue qui manque!

Ecouter/Site de l'émission.

"La Suisse plurilingue se déglingue"
Coopération, 27 avril 2010

Essai percutant. En 280 pages, José Ribeaud revient sur les relations compliquées des langues et des Suisses, en s’appuyant sur des exemples, des anecdotes et des faits chiffrés. Avec ce livre, les Editions Delibreo (www.delibreo.ch), basées à Neuchâtel, inaugurent la collection «Essais». Cette collection se veut une plate-forme à la disposition de personnalités suisses et européennes qui désirent réagir sur un sujet de politique ou de société actuel. Les Editions Delibreo veulent ainsi contribuer au débat d’idées en Suisse.

Lien (pp.86-89).

La Belgique déchirée sur la question linguistique
27 avril 2010

Résumé des faits.
TV5.


"Langues et dialectes : l'histoire qui nous arrange" et "Dialectes en Suisse, destins croisés"
Le Temps, 21 avril 2010

Dialectes: cet article relate l'histoire des dialectes en Suisse, la valeur qu'ils véhiculent, l'attachement de la population à leur égard, mais souligne également leur impact identitaire et culturel à travers les langues des minorités.

"Les Alémaniques et le Schwyzerdütsch" et "Schwyzerdütsch ou Hochdeutsch? : les petits Zurichois on déjà choisi"
24 Heures, 21 avril 2010

Langue allemande: depuis 2008, les enseignants des écoles enfantines doivent donner une partie de leurs cours en bon allemand. Mais une initiative populaire déposée par des professeurs demande le retour du suisse allemand. Visite dans une classe où l'on parle "deux langues très différentes".


"Antonio et Ruedi chez les Helvètes"
Mise au Point, TSR 18 avril 2010
 
L'un est conseiller national genevois vert, l'autre est député libéral-radical zurichois. Le Romand, Antonio Hodgers a choisi de passer une année à Berne et le Suisse allemand, Ruedi Noser, lui, s'est expatrié avec toute sa famille à Genève. Les deux ont l'ambition d'apprendre la langue et de mieux comprendre leurs compatriotes. Pari gagné ? Reportage.

Visionner l'émission.

"Les dialectes, un univers de nuances"

Le Temps, 9 avril 2010

Paradoxale, la santé éclatante du suisse-allemand à l'heure de la mondialisation? En fin connaisseur des spécificités alémaniques et du public romand, l'auteur Roger Friedrich a consacré un chapitre de son dernier livre à la question. En voici un extrait.
Lire l'article.  

"J'entends des Romands qui aimeraient que leurs enfants apprennent d'abord l'anglais" et "La question essentielle est de savoir si l'on veut ou non être compris"
Le Temps 7 avril 2010

Plurilinguisme: Le parlementaire Ruedi Noser s'immerge une année durant dans le monde genevois afin de parfaire son français. Le parlementaire revient sur l'importance du dialecte. Interview.
Lire l'article


"L'anglais ne sauvera pas la Suisse"
Le Temps, 7 avril 2010

Virginie Borel, qui dirige le Forum du bilinguisme à Bienne, montre les atouts d’une irrigation linguistique réciproque. A ses yeux les enfants romands devraient apprendre le dialecte.

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"Enseignement: Zurich bannit le français"
Le Matin, 6 avril 2010

A Zurich, le français fiche le camp à grand vitesse. Déjà que l'enseignement de la première langue étrangère a passé à l'anglais, il y a six ans, maintenant c'est tout l'apprentissage de la langue de Molière qui est en cause. Principale raison, révélée par le Tages-Anzeiger: le manque d'enseignants qualifiés, pour ne pas dire le manque d'enseignants de français, tout court.
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"Le repli linguistique alémanique interpelle les minorités latines"
Le Quotidien jurassien, 1er avril 2010

Reprise du débat sur la place des dialectes suisses allemands par une analyse de José Ribeaud, y compris la question de l'introduction de l'allemand standard dans la scolarité.
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"Amis Suisses allemands, faites comme nous, apprenez l'allemand!"
Le Temps, 30 mars 2010

Mario Carera, haut fonctionnaire fédéral, raconte ses retrouvailles avec Berne après cinq ans en Palestine. Il a l'impression que le "tout suisse-allemand" a dangereusement progressé.
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"Dans le cerveau des bilingues"
La Liberté, 30 mars 2010

Approche neuropsychologique de l'apprentissage des langues et du bilinguisme.


"Cultiver son français à Zurich peut coûter cher"
Tribune de Genève, 29 mars 2010

Francophonie: dans un canton qui compte quelque 40'000 Français et Romands, et dont on dit que la capitale est la troisième ville francophone de Suisse, apprendre le français à Zurich n'est pas chose facile. Le français est proposé toutes les semaines par l'association Cours Flam-Français langue maternelle aux enfants de parents francophones. Seulement, alors que les communautés italiennes, portugaises ou grecques disposent de cours payés ou subventionnés par leur pays d'origine, les parents francophones doivent payer de leur poche. Les cours coûtent 1050 francs par année.
Lire l'article


Francophones, bernois, minoritaires... mais épanouis
Le Temps, 24 mars 2010

Ils vivent en terre bernoise, parlent français et vivent leur identité romande dans un canton à 90% germanophone. Portraits juxtaposés de francophones heureux de leur condition, stimulés par l'environnement bilingue.
Lire l'article-   


"Des collégiens baigneront dans l'italien dès l'an prochain"
Tribune de Genève, 24 mars 2010

Enseignement bilingue: dès la rentrée prochaine et après l'allemand et l'anglais, les élèves du postobligatoire auront la possibilité de faire une maturité bilingue comprenant l'italien. Détails sur les autres nouveautés.

Le renforcement du suisse allemand pose un vrai problème
Le Temps, 24 mars 2010

Antonio Hodgers, conseiller national (Verts/GE), s’est récemment installé à Berne pour un an. A ses yeux le dialecte, toujours plus répandu, complique l’intégration du Romand comme du migrant.
Lire l'article.

"Une "Région capitale suisse" face aux grands centre urbains"
La Liberté, 20 mars 2010

Naissance d'une région: la création de la "Région capitale suisse" (Neuchâtel, Fribourg, Valais, Soleure), dont l'idée est partie du maire de la ville de Berne en 2009, qui y voit un atout formidable à valoriser sur un plan régional. Un des grands potentiel de cette nouvelle région sont les trois universités et le bilinguisme.

"Bilingues modèles"
Le Temps, 18 mars 2010

Allemagne: Enseignement bilingue. Impressions glanées parmi les 29 établissements publics gratuits berlinois qui dispensent un enseignement bilingue.


L'anglais plus utile que l'allemand et le français?
Forum, RSR, 15 mars 2010

Xavier Comtesse, directeur romand d'Avenir Suisse, juge l'anglais bien plus utile aux Suisses que l'apprentissage du français ou de l'allemand, langues marginales et qui coûtent cher. Le professeur François Grin répond que, sur le marché de l'emploi, il est plus rentable pour un Romand de parler l'allemand que l'anglais. Débat entre Xavier Comtesse et François Grin.

Ecouter l'émission.


"Le Jura croit en sa filière bilingue"
L'Express, 13 mars 2010
"Le bilinguisme, "quelque chose de banal"
Le Quotidien jurassien, 13 mars 2010


Classe bilingue de Delémont: à l'occasion d'une journée portes ouvertes, bilan d'une première année sous l'oeil d'un linguiste. Le canton va lancer une nouvelle campagne publicitaire, y compris dans les médias bâlois et de la région biennoise, pour faire connaître la classe bilingue et intéresser d'autres familles à venir dans le Jura. 
Lire l'article


"En bref: cours d'italien: soutien fédéral aux enseignants
"Sostegno ai corsi di italiano"
L'Express, 10 mars 2010 / Corriere del Ticino, 11 mars 2010

Cours de langue et de culture d'origine italiennes en Suisse: le Conseil fédéral a décidé de soutenir la formation des enseignants. La Confédération n'entend toutefois pas se substituer à l'Etat italien, malgré le désengagement de celui-ci. Voir Interpellation Berberat "Quel avenir pour les cours de culture et de langue italiennes". Voir aussi débat parlementaire du 9.3.2010.


"Bitte, auf Französisch!"
La Liberté, 9 mars 2010

Helvetia Latina prône l'engagement de cadres multilingues dans l'administration fédérale. Un rapport du PNR 56 (Diversité des langues et compétences linguistiques en Suisse) pointait le fait que la langue maternelle des cadres influe sur l'engagement du personnel subalterne, avec pour conséquence que certains offices et départements deviennent à la longue totalement monolingue. Helvetia Latina s'inspire de cette enquête dans la motion qu'elle a déposée pour imposer le multilinguisme (maîtrise d'une deuxième langue nationale et compréhension d'une troisième). 

"Le bilinguisme mène à tout"
Journal du Jura, 6 mars 2010
Le bilinguisme mène à tout, à condition de sortir! Hier, 155 élèves de gymnases français et du Seeland ont en fait la riche expérience au gré de la 11e édition de leur journée bilingue.
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Università, investite nel plurilinguismo"
Corriere del Ticino, 24 février 2010

Université et plurilinguisme: François Grin, professeur d'économie à l'Ecole de traduction et d'interprétation de l'Université de Genève, donne son avis sur l'investissement de l'Université dans le plurilinguisme. Il présente les avantages des connaissances linguistiques nationales pour les jeunes qui entendent travailler en Suisse. 
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L'immersion linguistique fait débat
RSR la première, Forum 24 février 2010
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Vers une globalisation linguistique?
Journal du Jura, L'invitée: Virginie Borel, 6 février 2010

Une filière bilingue à Bienne à l'été, l'introduction imminente de l'enseignement de l'anglais dès la 5e année dans la plus grande partie de la Suisse romande: il y a du mouvement dans le landerneau linguistique suisse!
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Filière bilingue à Bienne
2 février 2010

La Ville de Bienne lancera à la rentrée un projet-pilote de classes bilingues. La fillière sera aussi ouverte aux enfants qui ne maîtrisent aucune des deux langues d'enseignement. Bienne a dû attendre l'entrée en vigueur de la révision de la loi sur l'école obligatoire pour lancer ce projet de quatre ans.

Le Quotidien jurassien: "La ville de Bienne va lancer un modèle de filière bilingue ouverte aux étrangers"
Le Temps:  "Bienne ouvre des classes bilingues en enfantine"
Der Bund: "Zweisprachig ab dem Kindergarten" [und] Kommentar : "Versuch droht an Gerechtigkeit zu scheitern"
Journal du Jura: "La première filière bilingue devient réalité" et commentaire: "Un bilinguisme plus vivant que jamais"  Lire l'article.
Bieler Tagblatt: "Start zur zweisprachigen Grundschule" 
Artikel.

"Une loi pour protéger le français des assauts anglais"
24 Heures, 27 janvier 2010

Promotion de la langue française: pour faire face à l'invasion anglaise dans la communication, un élu veveysan souhaite que le canton de Vaud défende mieux l'usage de la langue française. Sur sa proposition, le Grand Conseil examine l'idée de créer une loi pour atteindre cet objectif. Selon ce député "on appauvrit la langue française en abandonnant des mots. Et certains termes deviennent incompréhensibles pour beaucoup de monde. Or, lorsque les gens ne se comprennent plus, ils peuvent en venir plus facilement aux mains". Dans le canton du Jura, une "loi concernant l'usage de la langue française" sera prochainement soumise au parlement. 
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Le cerveau des bilingues
RSR, Impatience, 27 janvier 2010

Exploration du cerveau des bilingues en compagnie du neurologue Jean-Marie Annoni.

Lien (nouvelle diffusion de l'émission du 16 janvier 2009).

Les membres du Conseil de fondation davantage sollicités
Journal du Jura, 23 janvier 2010

Le départ de Claudine Brohy donne une impulsion nouvelle au Forum du bilinguisme. A court ou à moyen terme, elle sera certainement remplacée par un collaborateur alémanique et les compétences des membres du Conseil de fondation seront mieux exploitées.

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"Concours suisse des langues: les Valaisans brillent... par leur absence"
Le Nouvelliste, 21 janvier 2010

Les organisateurs du projet Linguissimo, soit le Forum Helveticum en coopération avec de nombreuses associations d'enseignants, lancent un appel aux écoles valaisannes pour les encourager à participer à ce concours. Avec ce projet, le Forum Helveticum veut éveiller auprès des jeunes l'intérêt pour leurs concitoyens d'autres régions linguistiques, mais aussi favoriser l'usage concret des langues étrangères et promouvoir la communication interculturelle entre les jeunes.