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Activités

Workshop économique Zürich


Gouffre financier ou plus-value ?

 

Langues nationales dans l'économie suisse: gouffre financier ou plus-value?

Plus de succès grâce à une stratégie plurilingue? Entrepreneurs et responsables RH en ont débattu mardi 22 janvier à Zurich! Messages et pistes de réponses sont venus conclure la journée.

Jessica Gygax, du Forum du bilinguisme, a ouvert l'atelier du 22 janvier à Zurich.


Suite à la publication des résultats généraux de l'étude pour la Suisse du British Council intitulée "Languare Rich Europe", le Forum du bilinguisme a reçu le mandat d'organiser un atelier sur les questions linguistiques en Suisse.

Quelque 30 spécialistes se sont donc retrouvés au siège de Swissmem - l’association nationale de l’industrie des machines, des équipements électriques et des métaux - à Zurich pour nourrir la question et en discuter plus avant.

En guise de salutations, Peter Dietrich, directeur de Swissmem, a rappelé l'importance pour son association d'être présente dans les différentes régions du pays, raison pour laquelle un comité romand a été créé et un nouveau poste en Suisse romande mis au concours afin de tenir compte des différentes réalités culturelles et linguistiques.

Selon Till Burckhardt de l'Université de Genève, a ainsi fait la démonstration que le plurilinguisme suisse - y compris l'anglais - correspond à environ 10% du produit social brut de la Suisse. Bruno Büchi, responsable de la politique de formation des entreprises pour l'Ecole Club Migros a pour sa part souligné que l'anglais n'était de loin pas la seule langue demandée: plus de 70% des cours de langues organisés pour des entreprises concernant les langues nationales, 23% l'anglais.  Ceci montre combien les langues nationales sont importantes pour les entreprises suisses.

Le professeur Dietmar Treichel de l'Institut de communication et de direction de Lucerne et Nicole Wulf, traductrice, ont souligné les difficulés de communication qui peuvent surgir lorsque l'anglais est utilisé comme langue véhiculaire. Lorsque l'anglais est considéré comme plus petit dénominateur commun au niveau suisse, cela conduit fréquemment à des incompréhensions, voire des conflits qui peuvent engendrés des frais de gestion.

Les résultats et autres messages mis en lumière à l'occasion de ce workshop seront mis à disposition du British Council qui a organisé l'étude européenne "Language Rich Europe".